Notre Projet Pédagogique

1. PRÉAMBULE

Les Micro-crèches Les Campacrèches sont ouvertes du lundi au vendredi de 7h30 à 19h00, pour les contrats réguliers.

Les Campacrèches accueillent des enfants âgés de 2 mois et demi à 4 ans. Chaque structure a une capacité d’accueil de dix enfants.

C’est un lieu de socialisation, riche d’expériences où l’enfant peut développer toutes ses potentialités, qu’elles soient motrices, créatrices, relationnelles ou affectives et cela dans un environnement sécurisant.

Nos structures sont constituées d’une équipe qualifiée avec des intentions pédagogiques et éducatives communes. Le nombre d’enfants accueillis au quotidien, permet un accueil individualisé de l’enfant et de sa famille.

2. VIE DE L’ENFANT DANS LA STRUCTURE

Les Micro-crèches « Les Campacrèches » sont des structures offrant un cadre favorisant le développement de la personnalité de chaque enfant.
Par un accueil qui respecte son individualité, l’enfant développe son indépendance et ses capacités personnelles, stimule son envie « d’apprendre » et ses talents créatifs.
Les professionnelles accompagnent l’enfant au quotidien dans la découverte et le développement de son autonomie. L’enfant a besoin que l’on commente ses actions, ses progrès, il a également besoin que l’adulte lui explique ce qu’il fait avec lui (je t’enlève ton pull) ou ce qu’il va faire, ainsi, l’enfant devient acteur de son quotidien et peut anticiper ce qui va se passer.
Tout passe par la verbalisation, l’enfant doit se sentir écouté et en confiance. Cette verbalisation est nécessaire, elle met les mots sur un ressenti et permet d’appréhender le groupe, elle favorise l’autonomie.

2.1 Période d’adaptation

La période d’adaptation est une phase de transition avant l’accueil de l’enfant au sein de la structure. elle s’organise avant le début du contrat de garde.
Cette période, d’une durée moyenne de deux semaines est adaptée aux besoins de l’enfant et de sa famille ; ainsi la durée peut être différente en fonction des situations de chacun.
Les parents restent dans un premier temps présents sur la structure avec leur enfant puis l’enfant reste seul.
Pour l’enfant, c’est l’occasion de faire connaissance avec les professionnelles, l’environnement de la structure, les autres enfants mais également la vie dans la structure (les rituels, la chambre, le bruit,…).
Pour les parents, c’est l’occasion de faire connaissance avec les personnes qui vont prendre en charge leur enfant, de leur expliquer les habitudes de leur enfant et de découvrir la vie d’une crèche en restant un peu auprès de leur enfant au sein de la structure.
Les parents peuvent se sentir stressés ou en difficulté face à cette séparation avec leur enfant, les professionnelles sont là pour les accompagner dans cette étape.
Pour les professionnelles, ce moment est l’occasion de découvrir l’enfant et sa famille ; de présenter aux parents l’organisation de la vie à la crèche, les règles et rituels.
Durant cette période, chacun doit s’adapter à l’autre : l’enfant et ses parents à la structure et à l’équipe, et les professionnelles à l’enfant et ses parents, leurs besoins, difficultés,…
Une professionnelle, la référente de l’enfant, va accompagner le binôme enfant/parent pendant cette étape. Elle fait le lien entre la famille et la structure et est un interlocuteur privilégier pour les parents. Cette personne cherchera la meilleure adéquation entre les habitudes de l’enfant et sa vie au sein de la structure. Certaines habitudes ne pourront peut-être pas être respectées ; la référente est là pour expliquer la raison aux familles.

2.2 Les besoins de l’enfant

2.2.1 Le rythme de l’enfant

Un rythme adapté aux besoins de l’enfant lui permet d’avoir des repères dans sa journée et un développement harmonieux.
Le rythme de l’enfant à la crèche se conforme à ses besoins. Les besoins de l’enfant en termes de sommeil et d’alimentation sont identifiés par les professionnelles selon une observation pointue.
Le rythme de l’enfant à la crèche est souvent différent du rythme de l’enfant à la maison, du fait de la présence d’autres enfants et des stimulations de la crèche ; certains enfants dorment ou mangent plus à la crèche qu’à la maison ou inversement.
Le rythme de l’enfant n’est pas figé, il évolue dans le temps, en fonction des besoins de l’enfant.

2.2.2 Le sommeil

Le sommeil permet à l’enfant de grandir puisque l’hormone de croissance est sécrétée pendant le sommeil mais aussi d’intégrer ce qu’il a fait durant ses temps d’éveil.

L’enfant est couché lorsqu’il en manifeste le besoin ; différents signes permettent aux professionnelles d’identifier le besoin de sommeil de l’enfant. Ainsi un enfant n’est pas forcément couché tous les jours à la même heure.
Le sommeil de l’enfant doit être respecté ainsi un enfant qui dort n’est pas réveillé pour quelconque obligation organisationnelle au sein de la structure. Les enfants sont surveillés régulièrement pendant leurs siestes par les professionnels.

Un enfant bien reposé la journée aura un sommeil de meilleure qualité la nuit ; ainsi un enfant qui a besoin de dormir sera couché sans contrainte d’horaire.

On distingue les plus petits qui sont couchés individuellement et à la demande des plus grands pour qui la vie à la crèche est organisée autour de la dynamique de groupe. Pour eux, le rythme est sensiblement similaire d’un enfant à l’autre et les enfants partagent les rituels de coucher ; cependant un enfant qui ne s’endort pas à la même heure que le reste du groupe pourra se coucher selon un horaire différé, un enfant qui montrera des signes de fatigue le matin pourra bénéficier d’un temps de repos.
Il peut arriver qu’un enfant s’endorme dans la pièce de vie pour diverses raisons, il terminera sa sieste dans ce même lieu pour ne pas le perturber dans ses repères.
Les chambres ne sont pas dans l’obscurité complète mais dans la pénombre afin de favoriser la différenciation jour et nuit et pour faciliter la surveillance du sommeil des enfants.
Un rituel avant la sieste permet également à l’enfant de s’endormir sereinement ; les enfants se rassemblent autour d’un temps chansons ou histoires.
Chaque enfant a son propre lit; les parents peuvent, s’ils le souhaitent, aménager l’espace sommeil de leur enfant avec des éléments rassurant tels une photo des parents, un dessin, boîte à musique, turbulette…
Les enfants sont couchés en body ou dans une tenue confortable dans leur gigoteuse. La structure applique les recommandations de prévention de la mort subite du nourrisson ; aussi, un enfant est toujours couché sur le dos, sans couverture pour les plus petits, uniquement une gigoteuse. Les plus grands dorment sur une couchette, avec un drap sac et une couverture.

2.2.3 Le doudou

Le doudou et la sucette peuvent être importants pour certains enfants et les aider à évoluer en dehors du cercle familial ; pour autant tous les enfants n’ont pas forcément de nécessité à avoir un doudou et une sucette.
C’est un lien rassurant qui replace le cadre familial dans la vie de l’enfant à la crèche.
Il est conseillé, pour les enfants qui ont une sucette d’en avoir une qui reste au sein de la structure.
Le doudou est entretenu par la famille pour maintenir le lien avec la maison.
L’enfant gère son doudou et sa sucette ; l’adulte lui demande de le poser pour certains moments de la journée (repas, activités,…). L’enfant est libre de choisir s’il veut prendre son doudou et sa sucette ou non. L’adulte ne doit pas intervenir dans son choix. Pour cela, ils sont toujours à vue de l’enfant.

2.2.4 Le repas

Les repas est un moment important d’expérimentation et un temps fort dans la conquête de l’autonomie. Il fait partie intégrante de notre projet pédagogique. La restauration est un métier et ce n’est pas le notre, mais nous avons sélectionné des partenaires de restauration sur la base d’un cahier des charges exigeant.
Les plus petits prennent le biberon dans les bras puis, en grandissant les enfants découvrent l’alimentation diversifiée en mangeant dans un transat ou dans les bras selon les envies de chacun. Avant le passage à table et lorsque l’enfant a acquis la position assise, le repas peut être pris dans un rehausseur posé au sol, permettant à l’enfant de s’y installer seul.
Le respect du rythme alimentaire des plus petits, qui ne mangent pas en groupe, est particulièrement important ; les repas leurs sont donnés lorsqu’ils en expriment la demande, en relation avec les recommandations en terme de délai entre deux repas.
On considère que l’enfant pourra déjeuner et goûter à table, seulement, s’il est capable de tirer la chaise et de s’asseoir dessus. Cette transition n’est possible qu’avec l’accompagnement d’un adulte encadrant. Un adulte est toujours assis avec le groupe d’enfants pendant ce moment de partage, assurant ainsi aux enfants une sécurité affective. Cette relation privilégiée lors des moments repas, est un temps important qui permet à l’enfant de se ressourcer physiquement et psychiquement. C’est aussi la fin de la matinée où faim et fatigue se manifestent.
Pour les professionnelles, c’est un moment qui sollicite leurs capacités de disponibilité, d’attention et d’ajustement où l’enfant doit percevoir de l’adulte de la douceur, du respect, de la reconnaissance, de la confiance, de l’ écoute.
L’adulte respecte à tout moment le degré d’autonomie des enfants qu’il accompagne. L’enfant qui grandit va apprendre à tenir sa cuiller, à la porter à sa bouche, il découvre souvent l’alimentation en la touchant. L’adulte doit accepter que l’enfant dans cette découverte nécessite de prendre un peu plus de temps pour manger. Plus tard, l’enfant pourra participer en mettant la table ou en se servant seul. Il est acteur pour lui et pour les autres.
L’appétit des enfants est respecté ; les enfants ne sont pas forcés à manger leur repas, ils sont invités à gouter. Le plat est proposé à l’enfant, les professionnels l’encouragent à gouter. L’enfant n’est pas privé de la fin de son repas s’il n’a pas mangé son plat.
Chacun mange à son rythme, les enfants qui mangent à table apprennent à patienter entre chaque plat et à attendre que chacun ait terminé son plat.
Les enfants sont invités à parler entre eux et avec les professionnelles.
Le repas proposé est le même pour tous les enfants, il n’y a pas de substitution de plat ou d’un aliment.
La texture du repas est adaptée en fonction de la maturité de chacun et des besoins physiologiques liés à son développement, elle peut être différente de celle proposée à la maison.
Un rituel permet aux enfants de passer du temps de jeu au temps de repas.
Celui-ci varie en fonction des désirs des enfants et de leurs âges (musique, comptines, histoires…). Des notions d’hygiène sont également abordées avec les enfants, au travers du lavage des mains.

2.2.5 Les jeux

Le jeu, et tout particulièrement le jeu symbolique, est l’activité principale des enfants. Ils rejouent des situations, des émotions qu’ils ont vécues sur le plan relationnel et émotionnel et qu’ils n’ont pas su maitriser. Afin de permettre à l’enfant de pouvoir jouer librement et d’avoir une activité autonome, il est important de penser l’aménagement des lieux. L’activité du jeune enfant est toujours accompagnée de regard et de la présence « phare » d’un adulte. Chaque enfant progresse et fait des découvertes à son rythme. Au quotidien, d’autres activités plus dirigées (ateliers d’éveil) sont proposées ; l’enfant est libre de choisir s’il souhaite y participer ou non. Elles rythment elles aussi la journée de l’enfant. Ces ateliers sont des expérimentations que l’enfant choisi de faire. Une professionnelle accompagne les enfants pendant cet atelier et une professionnelle reste disponible pour le groupe d’enfants qui ne participe pas.
Ces ateliers doivent être variés, afin que l’enfant puisse exploiter le plus de ressources possibles. Le jeu est essentiel au développement de l’enfant. Dans la journée, l’enfant a donc des moments de jeux libres (jeux qu’il choisit lui-même, il sollicite l’intervention de l’adulte s’il le souhaite) et des moments d’activités dirigées (activité proposée par l’adulte, respectant certaines règles). Les activités sont proposées mais en aucun cas imposées ; l’enfant est invité à participer.
Les jeux d’extérieurs sont proposés aussi souvent que possible et lorsque le temps le permet.
Le jeu est un outil d’apprentissage, un support, permettant à l’enfant de développer son autonomie mais également, d’apprendre à interagir dans un groupe, avec d’autres enfants et des adultes ; il intègre également le respect de l’autre.
Les bébés sont, aussi souvent que possible installés sur le tapis d’éveil, ceci permettant à l’enfant d’être libre de ses mouvements et de se mouvoir un maximum. Ils bénéficient, eux aussi d’activités adaptées à leur âge. Ils peuvent participer également aux activités des plus grands en tant que spectateurs.
Aucune position non acquise par l’enfant, ne lui sera imposée, notamment la position assise. Le bébé sera dans un premier temps, placé sur un grand tapis, sur le dos, avec autour de lui, des éléments de jeux et jouets adaptés. Ce temps passé à vouloir attraper ce qui l’entoure, va l’aider à passer du plat dos à plat ventre, et vice et versa, jusqu’à qu’il soit capable de se mettre en position quatre pattes, se mettre en appui sur un meuble ou une barrière pour ensuite entamer le processus de la marche debout.
Le coin bébés est un espace ouvert sur le reste de la pièce de vie. Cet espace leur permet d’apprendre à se mouvoir en toute liberté sur un tapis d’éveil et d’être protégés des plus grands ; cependant, les bébés sont amenés à aller dans l’espace des plus grands pour participer aux activités, et les plus grands peuvent rejoindre les plus petits, visant ainsi à développer chez eux le respect de l’autre.
Différentes activités sont proposées aux enfants, elles visent à développer chacun de leurs sens. Ils découvrent les activités pratiques (peinture, dessin, gommettes,…), les activités de toucher permettant à l’enfant de découvrir différentes sensations dans ses mains (toucher du riz, des tissus,..), les instruments de musique lui permettent d’explorer les sons, des activités de psychomotricité ; celles-ci apprennent à l’enfant à franchir des obstacles, à perfectionner la marche, mais également permettent de se défouler.
Certains jeux sont fabriqués avec du matériel de récupération ; l’enfant participe à la fabrication du jeu. Ces jeux « faits maison » visent à développer les sens. Ces jeux doivent toujours respecter les règles de sécurité pour les jeunes enfants (matériaux, taille,…).
Dans ces activités, l’objectif n’est pas la recherche de résultat (par exemple, ce qui peut amuser, interroger un enfant dans une activité de dessin peut être d’ouvrir et fermer les feutres). L’enfant ne rapportera pas forcément régulièrement des « créations » à la maison. L’objectif des activités n’est pas de faire produire de jolies choses à l’enfant.
Un thème est choisi par période. Les activités s’organisent donc autour de celui-ci.

Les activités sont réfléchies à l’avance par les professionnels afin qu’elles soient réellement préparées et anticipées. Les professionnelles accompagnent l’enfant dans toutes les phases de jeu et en adoptant différentes postures selon les types de jeu. Dans toutes les situations, l’adulte veille à ne pas interpréter les faits et gestes des enfants, il décrit ses actes mais ne les interprète pas.
Lors des activités manuelles, l’adulte veille à ne pas intervenir dans l’activité de l’enfant ; ainsi le rendu ne correspond pas nécessairement à quelque chose de visuellement « esthétique » (avec un regard adulte) mais à une réelle production de l’enfant.

2.2.6 Les repères

Des règles et des limites sont établies au sein du groupe pour donner des repères à chaque enfant et leur permettre de prendre conscience d’eux-mêmes, des autres et du monde qui les entoure. Ces contraintes pour l’enfant doivent restées souples et réadaptables, de manière à toujours tenter de proposer ce qui peut être intégré par l’enfant, à son niveau de développement individuel. Les règles évoluent avec l’évolution du groupe d’enfants. Certaines règles, les règles de respect de soi et des autres sont fixes, d’autres règles sont aménagées en fonction du groupe d’enfant et peuvent évoluer en cours d’année. La crèche est un lieu d’accueil adapté aux enfants et, de ce fait les interdits sont moins nombreux que dans l’environnement familial ; les règles sont claires pour les enfants et sont portées par toutes les professionnelles de la structure. Ces éléments sont expliqués aux familles et à l’enfant lors de l’adaptation Les professionnelles ont une valeur d’exemple en ce qui concerne la politesse mais ne sont pas les éducateurs de l’enfant sur ce sujet-là.
Les rituels sont des repères qui permettent à l’enfant d’anticiper ce qui va se passer après chaque acte de la vie quotidienne en crèche.
Des rituels sont donc instaurés avant les repas et avant les siestes. Ils permettent également une transition et aident l’enfant à se poser et à se préparer à la phase suivante.

2.2.7 Le respect de son rythme de développement

Chaque enfant évolue à son rythme. L’enfant découvre lui-même ses nouvelles capacités, il fait lui-même ses acquisitions, ses expériences. L’enfant n’est pas mis dans une situation qu’il n’a pas découverte par lui-même (un enfant n’est pas installé en position assise si celle-ci n’est pas acquise de lui-même). Ainsi sa musculature est préservée.

2.2.8 Les changes et l’acquisition de la continence diurne

Les changes sont effectués régulièrement afin d’éviter les érythèmes fessiers, et permettre à l’enfant de développer les notions de confort et de bien-être. Ce temps est un moment d’échange et d’intimité entre l’animatrice et l’enfant. Grâce à la mise en mot des gestes, l’enfant devient acteur et prend conscience de son corps. Lorsqu’il est bien stable en position debout, l’enfant peut être changé debout.
L’acquisition de la continence diurne se fait en douceur, en fonction de chaque enfant. Il s’agit à la fois d’un apprentissage, savoir où on urine, comment se déshabiller et s’installer et d’une acquisition, comment se retenir.
Le pot est dans un premier temps proposé à la maison puis, par la suite à la crèche.
L’acquisition de la continence diurne est un moment important dans la vie de l’enfant qui lui permet de développer son autonomie. L’enfant peut également participer en s’habillant ou se déshabillant ou encore en rangeant ses vêtements dans sa caisse. Encore une fois, chacun va à son rythme. D’une manière théorique, plusieurs étapes permettent de dire que l’enfant va être en capacité de passer de la couche aux toilettes : le fait de savoir monter et descendre les escaliers, la volonté de s’identifier à l’adulte, la période du non, un attrait pour les activités de transvasement.

2.2.9 L’autonomie

La crèche est un lieu propice à l’apprentissage de l’autonomie. Effectivement, une grande importance est attachée au fait de laisser faire l’enfant par lui-même, le laisser explorer, découvrir, en lui proposant par exemple de se débarbouiller seul à la fin du repas ou encore en lui donnant une cuillère afin qu’il essaye de manger seul. La présence des autres enfants va également dans ce sens ; par le phénomène d’imitation, l’enfant veut faire la même chose que les autres.
Dès son plus jeune âge, l’enfant peut faire preuve d’autonomie et l’adulte l’accompagne dans ce sens. En décrivant tout ce qu’il fait avec l’enfant et en l’incitant à participer, l’adulte aide l’enfant à prendre conscience de son corps et de ses capacités. En grandissant, l’enfant peut se déshabiller, s’habiller, se nettoyer le visage et les mains,…

L’enfant peut parfois « régresser » et ne pas avoir envie de faire les choses par lui-même ; ceci afin de valider ses acquis et de vérifier qu’il maitrise la situation.

2.3 La vie dans le groupe

Les Campacrèches ont plusieurs objectifs en vue :
> Prendre en compte chaque enfant comme individu à part entière, en respectant son histoire, sa personnalité et son niveau de développement psychomoteur, affectif, physiologique ;
> Respecter le rythme individuel de chaque enfant par rapport aux observations portées par les professionnelles ;
> Permettre à chaque enfant de se construire des repères. La construction des repères fiables, d’où la nécessité de règles de vie clairement définies, sans aucune rigidité ;
> Permettre aux enfants de découvrir et de pratiquer des activités répondant à leurs besoins. Nous favorisons une démarche de projet où les enfants sont partie prenante, en tenant compte de leurs possibilités.

Des règles de vie permettent à chaque enfant de trouver sa place dans le groupe. De plus, ces règles permettent à l’enfant de découvrir l’interdit et les limites nécessaires à son développement.

3. LES PARENTS

La qualité des relations construite entre les familles et les professionnelles de la Micro-crèche est le socle d’une nécessaire coéducation, c’est pourquoi, il est essentiel de les développer mais surtout de les maintenir. Cette situation impose confiance et informations réciproques. Les professionnelles doivent soutenir, encourager, valoriser chaque parent dans sa fonction d’éducation, il s’agit d’un partenariat avec les familles des enfants accueillis.

La règlementation de la structure, la législation et les recommandations de puériculture peuvent parfois ne pas être en adéquation avec ce qui est fait à la maison ; ceci non parce que les parents « agissent mal » mais simplement parce qu’en structure d’accueil, le cadre à respecter est différent. De ce fait, la structure ne peut pas systématiquement répondre positivement aux demandes des parents ; toute réponse négative doit cependant être accompagnée d’explications claires.

3.1 Leur place dans la structure

Le rythme de vie à la crèche peut être différent de celui de la maison. Les professionnelles ne se substituent pas au rôle des parents mais sont un appui pour eux.

Il est proposé aux parents de participer à la vie de la crèche. Au quotidien, ils peuvent accompagner l’enfant dans la pièce de vie de la structure, les temps d’accueil sont des moments d’échanges entre professionnels et parents. La relation de confiance avec le personnel de la structure et la transparence du côté des parents et du côté de la crèche sont les éléments structurant permettant à chacun de se sentir à l’aise dans la crèche. Des fêtes sont organisées au cours de l’année et les parents sont conviés.

3.2 Arrivée et départ de l’enfant

L’arrivée et le départ de l’enfant à la crèche se fait en douceur. C’est un moment de séparation de l’enfant avec son parent ou de retrouvailles ; il passe alors du contexte familial à la crèche et vice versa. La mise en mots de cette séparation permet à l’enfant de comprendre que son parent va s’absenter pour des raisons professionnelles ou personnelles, mais, qu’il pense à son enfant durant cette absence et qu’il revient le chercher en fin de journée.

C’est un moment essentiel qui conditionne la journée de l’enfant à la crèche et qui permet aux professionnels de pouvoir anticiper la journée de l’enfant. Les parents sont invités à prendre le temps de cette séparation en restant un instant avec l’enfant, le temps qu’il reprenne ses repères dans la crèche. Le parent peut donc entrer dans la crèche, commencer un jeu avec l’enfant, dire bonjour aux autres enfants. Le temps de l’arrivée est également un moment d’échange entre le parent et l’équipe, afin de savoir comment s’est passée la nuit, les repas,… pour mieux anticiper la journée de l’enfant.

Le temps du départ est également un moment fort. Au moment du départ, le parent prend également le temps de rester un peu avec son enfant, ainsi, il peut achever un jeu, dire au revoir aux autres enfants. Les professionnels attachent beaucoup d’importance à ce moment ; le parent qui a laissé son enfant toute la journée est en droit de savoir comment celle-ci s’est déroulée, comment l’enfant a mangé, dormi, quelles activités son enfant a fait et quelles ont été ses réactions. Cet échange permet également d’aborder les éventuels moments difficiles de la journée (pleurs à l’arrivée, relations difficiles avec les autres enfants,…). Ce moment permet aux parents de pouvoir anticiper le déroulement de la soirée.

Ces deux temps sont l’occasion d’une rencontre entre les parents et les professionnels, c’est un moment privilégié qui permet d’échanger et d’instaurer une relation de confiance. Les professionnelles doivent trouver la juste place dans ces moments, laissant le temps de l’intimité au binôme parent /enfant et échangeant avec le parent.

3.3 L’enfant en situation de handicap

Les enfants en situation de handicap peuvent être accueillis dans la structure. Un protocole d’accueil est envisagé en collaboration avec les parents et un médecin, en tenant compte du handicap et de l’enfant lui-même. L’enfant pourra être accueilli, seulement et seulement si, les locaux le permettent.

L’accueil de ces enfants demande une totale cohésion entre les différents membres de l’équipe de la Micro-crèche, la famille et les autres membres de l’équipe « médicale ». Des réunions avec les partenaires, permettent de mettre en avant les difficultés éventuelles, rencontrées avec l’enfant concerné ou la mise en place d’un projet individualisé.

Cette cohésion s’applique également entre les différents membres de l’équipe de la Micro-crèche. Des temps de paroles, au sein du groupe, permettent de s’appuyer sur le contenu de notre projet pédagogique et de se poser les questions nécessaires au bien-fondé de celui-ci : est-il bien adapté à un enfant diffèrent ?

Faut-il le modifier, le réajuster ? L’un des membres de l’équipe doit-il adopter une position de réfèrent sur la durée ?

Le groupe se retrouve également enrichi par cette expérience de l’accueil d’un enfant en situation de handicap. Chaque enfant apprend ainsi la tolérance et le respect de la personne différente.

3.4 Les professionnels

Les professionnels veillent au développement de l’enfant, au respect de son rythme biologique, à son hygiène ainsi qu’à l’hygiène de la structure.

Les professionnelles veillent au respect des besoins fondamentaux de l’enfant. ce qu’elles vont faire, ce que l’enfant fait.

L’équipe se compose de :

> Une directrice / Éducatrice de jeunes enfants ou infirmière puéricultrice : Elle assure la Direction, l’organisation et la gestion de la Micro-crèche et fait appliquer les dispositions du règlement intérieur. Elle est garante de la qualité du travail de son équipe auprès des enfants et coordonne l’ensemble des actions entreprises, en impulsant divers projets. Ses fonctions d’Éducatrice quant à elles, valorisent au sein de l’équipe, la fonction éducative qui favorise l’éveil et le développement global des enfants, en collaboration avec les auxiliaires et les animatrices placées auprès des enfants. Elle met en place des dispositifs et des outils de travail garantissant la sécurité physique de son équipe.

> Une auxiliaire de puériculture et / ou des animatrices petite enfance : elle prend en charge l’enfant individuellement ou en groupe, elle répond aux besoins et sollicitations de l’enfant. Elle assure la surveillance, les soins et la sécurité affective des enfants, mène en collaboration avec l’équipe des activités d’éveil. Elle propose des projets sur du court ou long terme. Assure l’hygiène et l’entretien des locaux.

Le règlement intérieur

1. PRÉAMBULE

Les Micro-crèches « Les Campacrèches » sont ouvertes du lundi au vendredi de 7h30 à 19h00, pour les contrats réguliers. Les Campacrèches accueillent des enfants âgés de 2 mois et demi à 4 ans. Chaque structure a une capacité d’accueil de dix enfants. C’est un lieu de socialisation, riche d’expériences où l’enfant peut développer toutes ses potentialités, qu’elles soient motrices, relationnelles ou affectives et cela dans un environnement sécurisant.
Nos structures sont constituées d’une équipe qualifiée avec des intentions éducatives communes. Le nombre d’enfants accueillis au quotidien, permet un accueil individualisé de l’enfant et de sa famille.

ARTICLE 1 : CAPACITÉ D’ACCUEIL ET PLANNING DE LA STRUCTURE

Les dates précises seront communiquées chaque année aux parents

CAPACITÉ D’ACCUEIL DE LA STRUCTURE

La capacité d’accueil des structures est de 10 enfants âgés de 3 mois à 4 ans.
La garde se fait en temps plein (5 jours par semaine) ou en temps partiel (de 1 à 4 jours par semaine).

PÉRIODE D’OUVERTURE ET DE FERMETURE DE LA STRUCTURE

Les crèches sont ouvertes du lundi au vendredi, de 7 heures 30 à 19 heures. Elles sont fermées trois semaines au mois d’août, une semaine ou 10 jours pour les vacances de Noël ainsi qu’une semaine à Pâques. Les dates précises de e sont communiquées chaque année aux parents.

ARTICLE 2 : CONDITIONS DE PREINSCRIPTION ET D’ADMISSION

La priorité est donnée si possible aux enfants dont les parents résident ou travaillent sur la zone géographique de la structure. Dans la mesure où des places resteraient disponibles, elles seraient ouvertes aux enfants résidents sur des zones géographiques différentes. téléphone afin de leur transmettre une simulation tarifaire. et établira un contrat de garde. La directrice prendra ensuite le relais pour la signature du contrat.
Les parents disposent d’un mois de préavis s’ils souhaitent annuler la place ou rompre le contrat avant sa date de fin.

PARTICULARITÉS :
Des conditions particulières d’admission peuvent être envisagées.

Accueil d’urgence :
En fonction des places disponibles et de l’urgence de la situation, un enfant peut être accueilli du jour au lendemain. (Exemple : hospitalisation d’un des deux parents, arrêt brutal du mode de garde, …). La période d’adaptation, les horaires d’accueil ainsi que la situation médicale seront discutés avec la famille en tenant compte de l’intérêt de l’enfant.

Accueil d’enfants en situation de handicap :
L’accueil d’enfant en situation de handicap ou atteint d’une maladie chronique peut être réalisé après concertation avec la famille, le médecin traitant de l’enfant et l’équipe de la structure afin d’établir un projet d’accueil personnalisé.

ARTICLE 3 : LE DOSSIER D’INSCRIPTION ET LE CONTRAT

LE DOSSIER D’INSCRIPTION :

Il est établi avec la directrice et/ou l’administrateur de la structure.
Pièces à fournir :
Les pièces à fournir pour l’accueil de l’enfant dans la structure sont les suivantes :
• La photocopie du livret de famille
• Un justificatif de domicile datant d’au moins 2 mois
• Une attestation « Responsabilité civile »
• Un RIB pour prélèvement automatique
• Un justificatif de situation professionnelle (certificat de travail, attestation d’inscription au registre du commerce, une attestation d’entrée en formation ou de reprise de travail, …)
• Le numéro d’allocataire de la CAF ou registre d’appartenance
• Le numéro d’immatriculation de la sécurité sociale
• Une photocopie de l’avis d’imposition ou de la déclaration de revenu + les 3 derniers bulletins de salaire
• Le carnet de vaccination de l’enfant à jour Les vaccinations obligatoires sont les suivantes :
> Diphtérie, tétanos, poliomyélite, es vaccinations recommandées :
> Coqueluche, infections haemophilus influenzae B
> Rougeole, oreillons, rubéole : ROR
> Méningite à pneumocoque : prévenar
> Hépatite B
> BCG
• Un certificat médical d’aptitude à la vie en collectivité
• Un protocole de soin (pour l’administration de doliprane, de soluté de réhydratation orale et d’arnica en granule.)
Pièces constituants le dossier :
• Une fiche d’autorisations
• Une fiche de décharge alimentaire
• Une fiche relevant les noms, prénoms, adresses et numéros de téléphone des personnes autorisées à venir récupérer l’enfant • Un engagement à respecter le règlement intérieur qui est présenté par la directrice et/ou l’administrateur de la structure
• Un protocole de soin
• Une fiche d’informations détaillant les habitudes et les rythmes de l’enfant (qui servira de référent et qui restera dans son dossier). Celui-ci sera réalisé pendant le premier temps d’adaptation de l’enfant dans la structure.

LE CONTRAT :

De plus, un contrat individuel renouvelable tous les ans est établi ; il contient :
• La date d’entrée et de sortie de l’enfant
• Les jours et horaires d’accueil de l’enfant en établissant un nombre total d’heures par an (pour la mensualisation)
• Le tarif horaire
• Les conditions de facturation
• Les modalités de rupture du contrat de part et d’autre des parties.
Nota : tout changement de domicile, de situation familiale ou professionnelle, de numéro de téléphone au domicile ou au travail, de médecin traitant, etc… doit être impérativement signalé dans les plus brefs délais.

ARTICLE 5 : ABSENCES OU DEPART DE L’ENFANT

Lors de l’élaboration du contrat entre la structure et la famille, des jours ainsi que des horaires de garde sont établis. Tout souhait de changement d’horaire du contrat ou départ définitif doit être signalé un mois à l’avance par courrier daté et signé.
Tout retard répété pourra entraîner soit une révision du contrat soit une radiation (les parents étant redevable du mois de préavis). En cas d’absence ou de retard d’un enfant, les parents doivent informer la crèche dans l’heure suivant l’heure habituelle d’arrivée de l’enfant (heure d’arrivée stipulée dans le contrat). Lors d’absence programmée, ils doivent également informer la structure 15 jours avant au minimum.
Un délai de dépassement de 10 minutes par semaine est toléré, passé ce délai une heure supplémentaire est facturée à la famille.
Toute absence non prévisible ou retard doivent être signalés au mieux avant 8h00 ou au maximum 1h après l’heure prévue d’arrivée afin de faciliter l’organisation de la journée.
Si l’enfant doit s’absenter pendant la journée, il ne pourra pas réintégrer la crèche le même jour (élément fortement perturbateur pour les enfants). En cas de changement d’horaire occasionnel, les parents doivent avertir la directrice 15 jours avant par écrit ou mail. Si la demande nous parvient après cette date, la directrice reviendra vers les parents dans les 48 heures pour leur présenter les possibilités et les modalités.

ARTICLE 4 : LA PÉRIODE D’ADAPTATION

La période d’adaptation est programmée lors de la signature du contrat, au maximum un mois avant le début de la garde. Un planning spécifique est établit pour cette période. Celui-ci se fait avec la directrice et les parents, en veillant au respect du rythme de l’enfant. Durant cette période, les parents doivent être joignable et pouvoir venir chercher l’enfant à tout moment. La période d’adaptation se fait progressivement ; le parent reste quelques moments avec son enfant les premiers jours avec une séparation progressive. La période d’adaptation est facturée en plus du contrat de garde.

ARTICLE 6 : MALADIE DE L’ENFANT

Les absences pour raison médicale inférieures à trois jours ne sont pas décomptées. Sont comptés comme jours de carences, les jours normalement prévus au contrat. Suite à ces 3 jours de carences, les seules déductions possibles sont suite à une :
> hospitalisation de l’enfant avec certificat
> éviction par le médecin sur certificat
Les enfants atteints d’une pathologie contagieuse et ceux dont l’état nécessite une surveillance ou des conditions de confort particulières, ne peuvent pas être accueillis.
En cas de soucis médical survenant au cours de la journée (diarrhée, vomissements, hyperthermie,…) les parents sont contactés et peuvent être amenés à venir récupérer leur enfant.
Motifs d’éviction :
> obligatoire : Rougeole, oreillons, coqueluche, gastroentérite à Escherichia, hépatite A, angine à streptocoque, scarlatine, méningite, tuberculose, impétigo,méningocoque.
> Altération de l’état général
> En cas de température supérieure ou égale à 39° ou de température mal tolérée, ou de douleurs importantes, il convient que l’enfant soit gardé à la maison pour des raisons de confort.

ARTICLE 7 : ACCUEIL DE L’ENFANT MALADE

Les conditions d’accueil le matin :
> Ne pas avoir plus de 38°5 de température
> Ne pas être contagieux ou atteint d’une maladie à éviction obligatoire (cf : paragraphe précédent)
> Ne pas présenter de signe pouvant donner lieu à un risque de contagiosité (comme par exemple écoulement de sécrétion jaune dans le coin interne de l’œil)
Les traitements de l’enfant peuvent être donnés à la crèche, sous couvert d’une ordonnance du médecin, en respectant les posologies et la durée de traitement ;
les médicaments à administrer doivent être transmis à l’équipe dans leur emballage d’origine, boite du médicament non ouvert.
Les traitements du matin et du soir doivent être donnés à la maison.
Le collyre sera donné uniquement en deux prises à la maison.
Nous n’acceptons pas les traitements homéopathiques, ni les gels pour gencives (type dolodent).
Les sprays nasaux (type pyvalone) seront administrés uniquement à la maison.
L’équipe effectuera des désobstructions rhinopharyngées au sérum physiologique selon la procédure aussi souvent que nécessaire.
Toute administration de traitement à la maison doit être signalée dés l’arrivée de l’enfant.
En cas d’urgence, l’intervention des services compétents comme le SAMU, les pompiers peut être sollicité. L’administration de certains médicaments en cas d’urgence (hyperthermie, convulsions ….) se fait selon un protocole validé par le médecin de l’enfant.
En cas de maladie d’un enfant, la micro-crèche suit le protocole établit par le médecin traitant et la direction. L’enfant pourra revenir à la crèche :
> Pour la varicelle quand les boutons seront secs et qu’il n’aura plus de fièvre>38°5
> Pour la gastro-entérite au bout de 24h avec un traitement ; sauf si l’enfant refuse de boire et/ou de s’alimenter, s’il a toujours de nombreuses selles liquides (+ de 5 selles liquides/jour) et/ou des vomissements ou de la fièvre> 38°5
> Pour la conjonctivite au commencement du collyre antibiotique
> Pour la bronchiolite, la bronchite, l’otite, la rhinopharyngite lorsque son état général le permettra et qu’il n’aura plus de fièvre>38°5
En cas de maladie contagieuse dans l’établissement, les parents sont prévenus par un affichage.

ARTICLE 8 : PERSONNEL

COMPOSITION

Une coordinatrices petite enfants.
Une directrice, infirmière puéricultrice ou éducatrice de jeunes enfants, toutes titulaires du diplôme d’état.
Des auxiliaires de puériculture titulaires du diplôme d’état.
Et/ou des animatrices diplômées du CAP petite enfance.

MISSION GÉNÉRALE

Le personnel, sous l’impulsion et la responsabilité de la directrice, doit mettre en application les dispositions contenues dans le projet pédagogique et le règlement intérieur de la structure.
Les missions de chaque membre du personnel sont définies dans les profils de poste.

TAUX D’ENCADREMENT

Le taux d’encadrement est définit comme suit :
> Une professionnelle peut rester seule avec trois enfants
> A l’arrivée du quatrième enfant deux professionnelles assurent l’accueil
> Pour les sorties une professionnelle peut prendre en charge deux enfants maximum

ARTICLE 9 : VIE DE L’ENFANT DANS LA STRUCTURE

Les parents sont informés régulièrement de l’évolution de leur enfant dans la structure, des activités proposées, des modalités de fonctionnement de la structure.
Dès que le temps le permet, même en hiver, les enfants sont invités à profiter de l’espace extérieur de la structure.

ARRIVÉE ET DÉPART DES ENFANTS

Les horaires d’arrivée et de départ sont détaillés dans le contrat établit entre les familles et la structure.
L’enfant doit arriver propre, la couche de la nuit ayant été changée.
Aucun accueil ne sera fait entre 11h et 13h.
Dès que les parents entrent dans la structure, soit le matin pour déposer leur enfant, soit le soir pour le récupérer, celui-ci se trouve sous leur responsabilité.
Les frères et sœurs accompagnant les parents sont sous la responsabilité de ces derniers.
Les personnes entrant dans la structure respectent les règles d’hygiène qui consistent à porter des sur chaussures et à se laver les mains avec une solution hydro alcoolique.
Si l’enfant n’est pas récupéré par ses parents, le personnel ne pourra confier l’enfant qu’à une personne mandatée sur la fiche des personnes autorisée à venir le chercher. Une pièce d’identité est alors demandée à cette personne.
En cas de retard important pour récupérer l’enfant et sans nouvelles des personnes habilitées à venir le chercher (personnes majeures notées dans la fiche des autorisations), celui-ci sera remis aux services de police ou de gendarmerie.

ALIMENTATION

Les boites de lait artificiel sont fournies par les parents, elles doivent être rapportées sur la structure neuve, opercule fermé. L’eau minérale sera fournie par la structure pour la confection des biberons.
Pour les mamans allaitantes, un protocole de recueil lait et de transport est à leur disposition.
Lors de la diversification alimentaire, les nouveaux aliments doivent être introduits tout d’abord à la maison. Durant cette période et jusqu’à ce que l’enfant consomme au moins un repas complet, les repas sont fournis par les parents qui doivent respecter un transport conforme au respect de la chaine de froid : dans un sac isotherme avec un bloc de glace, les petits pots du commerce devront être non entamé.
Une fois la diversification alimentaire faite aucun repas ramené de la maison ne sera accepté, la structure confectionne les repas sur place. La matière première est acheté surgelée afin de préserver au mieux les vitamines présentes dans les légumes, et de garantir les normes d’hygiène. Les repas sont confectionnés au cuit vapeur, méthode de cuisson qui permet de ne pas générer de composés toxiques et d’éviter au maximum la perte des nutriments essentiels.
La quantité proposée à l’enfant correspond aux recommandations nationales et à l’appétit de l’enfant.
Pour les petits le gouter est composé d’un laitage et d’une compote, pour les moyens et grands d’un laitage, d’un fruit ou compote et d’une céréale, éventuellement un gâteau/boudoir.
A partir de 12 mois les enfants qui ne sont pas soumis à un PAI pourront manger de tous les aliments même si ils n’ont pas été introduits à la maison. Les repas sans viande ou sans porc ou les aliments non appréciés par l’enfant, ne sont pas soumis à remplacement. Les parents seront avertis le soir par l’équipe si leurs enfants n’ont pas eu de protéine le midi.
Pour les gouters d’anniversaire : seuls les gâteaux achetés en supermarché emballés et avec une DLC seront acceptés.

SOMMEIL

Chaque enfant a son lit personnel au sein d’un dortoir et dort selon son rythme et ses habitudes. Deux dortoirs séparés permettent de respecter le sommeil des plus petits et des plus grands.
Les conseils de prévention contre la mort subite du nourrisson seront appliqués pour les siestes des enfants : l’enfant sera couché dans une chambre entre 18 et 20°sur une literie ferme, sans couverture ni oreiller ni tour de lit, en turbulette et body (en hiver : en turbulette et avec un un t-shirt manches longues et un collant fin ou un pantalon souple)

VÊTEMENTS ET AFFAIRES À FOURNIR

Les tenues doivent être apportées par les parents et marquées au nom de l’enfant.
Les affaires à fournir sont les suivantes:
> Une paire de chaussons adaptés qui restera à la crèche
> une tenue à deux tenues complètes de rechange,
> les couches,
> les crèmes de change, la marque de la crème doit être stipulée par le médecin sur le protocole de soin
> Le lait (la boîte doit être non entamée)
> pour l’été prévoir un chapeau et de la crème solaire, pour l’hiver une écharpe/snood et un bonnet Les bijoux sont proscrits de la structure.

HYGIÈNE

Il est rappelé qu’il est interdit de fumer dans les locaux.
Pour la propreté des locaux, un paillasson est à la disposition de tous. Les enfants enlèvent leurs chaussures et les adultes ont des sur-chaussures à leur disposition pour entrer dans la salle de vie.

INCENDIE

Au minimum un exercice d’évacuation est organisé sur l’année.
En cas d’incendie, les enfants sont évacués et rassemblés selon les consignes affichées dans la structure. Les pompiers et les gendarmes sont alertés immédiatement.
Le stationnement des familles ne doit pas gêner l’accès éventuel des véhicules de secours.

SÉCURITÉ

Les portes et portails de la structure doivent être soigneusement refermés après chaque passage.

ARTICLE 10 : MODALITÉS D’AFFICHAGE

Un panneau d’affichage à l’entrée de la structure est mis à jour régulièrement pour faire part aux parents des éventuelles informations importantes de la structure.
Les menus de la semaine en cours sont affichés sur ce tableau ainsi que les numéros utiles (comme celui de la directrice ou des coordinatrices).

ARTICLE 11 : FACTURATION

Les parents doivent s’acquitter d’une participation mensuelle.
La tarification appliquée par la structure est libre. La CAF ne verse pas de prestation de service directement à la structure.
Les parents peuvent, sous certaines conditions, bénéficier de la Prestation d’Accueil au Jeune Enfant (PAJE), pour rémunérer les prestations de garde de la structure, selon le même barème que pour une garde à domicile (réduction significative de la participation des familles).
Le Barème peut être demandé directement à la CAF ou être consulté par Internet sur le site de la CAF. Il est fonction des revenus.
Une déduction d’impôt est possible.
Le forfait minimum d’accueil est de 1jour par semaine.

ARTICLE 12 : NON RESPECT DU RÈGLEMENT INTÉRIEUR

En cas de non-respect du règlement intérieur et/ou des clauses du contrat de garde, de non-paiement ou tout autre comportement perturbateur du bon déroulement de la crèche, la structure se réserve le droit de remettre en cause le contrat de garde.